
L’entourage du paysan, explique-t-on, le décrit comme un homme violent, instable et ivrogne. Le 10 mars, de retour d’une virée dans un cabaret vers 18 h, le paysan, affamé, a ordonné au gamin de faire la cuisine. Pendant que l’enfant s’attelait à le faire, il lui a encore ordonné de se rendre dans le village voisin situé à quatre kilomètres pour lui acheter de la semoule de manioc communément appelée « attiéké ».
Ayant parcouru tous ces kilomètres à pied, l’enfant épuisé est rentré vers 20 h à la maison, ce qui a attisé la colère du père ivrogne. Il saisit son fils par le cou manquant de l’étrangler. L’enfant s’étant échappé, il l’a poursuivi et l’a de nouveau attrapé, en hurlant qu’il lui ôtera le sexe.
Les cris de l’adolescent ont alerté l’entourage. Les voisins venus à son secours de l’ont extrait des griffes du père indélicat. Ayant constaté une blessure au niveau du sexe du gamin et très remontés contre le père de l’enfant, ils ont décidé de porter plainte contre lui à la gendarmerie.
Au tribunal, le paysan a dit regretter son acte qu’il attribue à la bière de mil, le « Tchapalo », qu’il a pris à l’excès. Il a donné l’assurance qu’il veillera comme un doux chat sur son fils, annonçant que ce dernier va reprendre le chemin de l’école.
0 Commentaires
Participer à la Discussion
Commentez cet article